La compagnie

Un outil

La Compagnie

Un metteur en scène formé par l’assistanat vagabond auprès d’Olivier Py, Hervé Loichemol, Jean Liermier et par une université sédentaire conclue par un mémoire sur Jean Genet.
Un chimiste qui décide de faire l’ENSATT et en ressort éclairagiste.
Un compositeur ermite formé à la musique dans une école de corps et de cirque.
Une scénographe artisanale issue de la Cambre à Bruxelles qui aime prendre son temps.
Une scénographe de l’ENSATT qui opte pour spécialisation en création costume à Berlin et ne fait plus que cela.
Une ethnologue artiste kiwi-franco-helvétique devenue comptable-adminstratrice-coordinatrice par passion du chiffre.
Des amis qui se retrouvent un jour complémentaires, ressemblants, impatients d’user leurs outils. Une compagnie pour tester l’hypothèse qu’il existe un minuscule et universel point commun de ressemblance au coeur de tout être humain.

L’outil de la ressemblance, c’est un sérieux drôle de mélange fouetté à 1000 mètres d’altitude à mi-chemin entre les lacs et les montagnes suisses. Notre compagnie aime les détours et les mélanges, les audaces et les brusques revirements. Cet assemblage fonctionne en toute amitié de manière très stable depuis plus de dix ans. Chaque projet est un nouveau défi. Murakami, Duras, Larcenet, Bauchau, Baricco, Feydeau, des auteurs contemporains suisses: Cornuz, Jaccoud, Rychner. Le point commun? Une histoire obligeant à fouiller les limites narratives du théâtre pour mettre les ficelles classiques et modernes au service de ce que l’on raconte. Tout notre travail est issu du texte. Traduire le style et les options narratives de l’auteur à l’aide des outils théâtraux. Le fil rouge de notre travail est dans cette exigence de cohérence totale du langage et de l’utilisation jusqu’à l’usure de chaque option théâtrale pour renouveler la forme pendant le spectacle.

Nos outils se ressemblent et servent à rassembler les spectateurs pour leur demander si nous leur ressemblons.

 

 

 

La Compagnie

Les permanents

Robert Sandoz

Né à la Chaux-de-Fonds en Suisse dans une famille ouvrière, Robert Sandoz est élevé par sa mère célibataire et ses grandsparents. Après une maturité scientifique, il étudie le Français, l’Histoire et la Philosophie à l’Université de Neuchâtel. Lors de sa dernière année d’étude, il se spécifie dans l’analyse théâtrale. Il achève ses études par un mémoire avec mention sur la notion de sacré dans le théâtre de Jean Genet et d’Olivier Py.
Robert Sandoz quitte le milieu amateur à 26 ans grâce aux encouragements de Charles Joris et Françy Shori. Il est l’assistant de Gino Zampieri, Olivier Py et Hervé Loichemol. En tant que metteur en scène, en 2001, il crée l’intégralité de La Servante d’Olivier Py au Théâtre du Passage en 2002. Il monte principalement des auteurs contemporains (O. Py, J.-L. Lagarce, H. Bauchau), et plus particulièrement de jeunes suisses (O. Cornuz, A.Rychner, A. Jaccoud). Depuis 2006, sa compagnie L'outil de la ressemblance adapte des romans (Baricco, Duras, Murakami, Avallone) en menant une réflexion sur le lien entre la narration et les principaux outils théâtraux. Il met en scène Monsieur Chasse! de Georges Feydeau en 2010-11 au Théâtre de Carouge, repris en tournée en 2012, 2013 et 2014. En 2012-13 il met en scène son premier opéra Les aventures du Roi Pausole au Grand Théâtre de Genève. Pour cette production il est nominé dans les catégories « Révélation » et « Redécouverte d'une oeuvre » au Opera Award 2013.

Stéphane Gattoni

Bien qu’il soit né à la Chaux-de-Fonds et qu’il souffre de daltonisme dès l’origine (1976), Stéphane Gattoni est parvenu au fil des ans à s’employer comme concepteur lumière et régisseur général, étendant ses activités non seulement à la France, mais aussi aux capitales romandes. Formé à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), Lyon et co-fondateur dévoué de la compagnie L’outil de la ressemblance, collaborateur régulier d’avec – entre autres – Robert Sandoz, Nicole Seiler, Nathalie Sandoz, Olivier Gabus, Cédric Dorier – celui auquel la profession attribue désormais le sobriquet de «Stéphicace» aura eu l’occasion d’assumer la direction technique de différents festivals : La Plage des Six Pompes, La Chaux-de-Fonds – Usinesonore, Bévilard – Les Amplitudes, La Chaux-de-Fonds. Il est depuis 2011 responsable technique du Festival de la Cité – Lausanne. Il vit actuellement par MacBook interposé avec une auteure neuchâteloise qui lui écrit ses C.V. et en profite pour faire observer que, à sa façon incomparable de trier les chaussettes au sortir de la lessive, Stéphane Gattoni se pose aussi en collaborateur domestique généreux et sexy.

Nicole Grédy

Née en 1971, Nicole Grédy étudie la scénographie à l’Ecole nationale supérieure des arts visuels de La Cambre, à Bruxelles. Elle obtient son diplôme en 1998. Vivant et travaillant à La Chaux-de-Fonds, elle collabore à divers projets de théâtre, d'expositions et de cinéma en Suisse romande. Dans son activité, elle privilégie les compagnonnages au longs cours, avec par exemple le Groupe Tsekh, la Cie Aloïs Troll, le Théâtre Claque, Plonk et Replonk et, bien sûr, L’outil de la ressemblance. En 2011, la Commission interjurassienne des arts de la scène la sélectionne et lui octroie un prix pour ses travaux récents.

Olivier Gabus

Olivier Gabus fonde en 2001 la Co. Sous-sol avec Susi Wirth. Cette compagnie présente ses quatre spectacles dans toute la Suisse, ainsi qu'en Allemagne et en Italie. Depuis, il collabore avec d'autres troupes de théâtre en tant que compositeur et créateur sonore. Il est membre régulier de la troupe de Robert Sandoz, L’outil de la ressemblance. Lorsqu’il travaille pour le théâtre ou le documentaire, la recherche musicale d’Olivier Gabus est liée à l’observation de la scène pour lui apporter ce dont elle a besoin. À l’occasion de chacune des pièces pour lesquelles il compose, il aborde différent registre. Toujours de manière personnelle il explore les sons électroniques, la musique concrète, les sonorités des orchestre de chambre ou symphonique et relève à chaque projet le nouveau défi qui s’impose. En parallèle aux création sonores, il travaille comme technicien son pour différentes pièce de théâtre en tournée. En 2007, il est lauréat du Prix Nico Kaufmann Stiftung.

Anne-Laure Futin

Anne-Laure Futin, diplômée de scénographie de l’ENSATT en 2004, complète sa formation par une année en conception de costumes à la HDK de Berlin. Elle travaille comme scénographe pour des compagnies françaises de théâtre de rue et de marionnettes. Elle est également engagée dans des ateliers comme le TNP et l’Opéra de Lyon en tant que peintredécoratrice. Elle rejoint la compagnie de Robert Sandoz dès 2006 avec Océan Mer avec une première création de costumes. Elle a crée les costumes de entre autre Kafka sur le rivage, Monsieur Chasse!, Antigone, De mémoire d’estomac, Le combat ordinaire, Il n’en resta plus aucun et D'acier. Récemment, elle a collaboré avec le metteur en scène suisse Jean-Claude Issenmann sur Sept contes divers au Théâtre de Carouge. Parallèlement, elle exerce le métier de peintre en décors dans des ateliers lyonnais et travaille occasionnellement en tant qu’habilleuse sur des longs métrages.

Nina Vogt

Née en 1983 à Genève, Nina Vogt a toujours été intéressée par l’artistique. Ses premiers pas sur scène se font au Théâtre des Trois P’tits Tours de Morges. À côté de ses études en lettres, elle travaille avec différentes troupes de la région neuchâteloise. Elle mettra en scène deux pièces avec la Cie Maskarade: Bent de Martin Sherman et Jeffrey Bernard est souffrant de Keith Waterhouse. Dès 2012, elle travaille pour plusieurs structures comme administratrice: L’outil de la ressemblance, La Plage des Six Pompes, Llum Teatre, Le Théâtre Escarboucle, etc. Suite aux nombreuses demandes, elle ouvre en 2014 une entreprise spécialisée dans la production, diffusion, administration et gestion d'événements culturels.