Spectacle

Nous, les héros

Résumé

« Lorsqu’ils sortent de scène, dans la coulisse, les acteurs de la troupe commencent leur vie, recommencent leur vie, leur vraie vie. Ils sont à nouveau eux-mêmes, c’est ce qu’ils veulent croire.
Comme chaque soir, toutes ces dernières années, cela ne s’est pas très bien passé. Ils sont fatigués, épuisés, déçus de la vie qu’ils mènent et peut-être devraient-ils renoncer ou partir vers de plus grandes villes pour tenter, à nouveau, sans les autres, une nouvelle aventure. Carrière solitaire.
Mais nous fêtons un événement important, cette soirée est une soirée particulière. La fille aînée des patrons de la troupe se fiancera, dans les coulisses, avec le jeune premier de la fin de l’acte un. Elle l’épousera, ils seront chefs du théâtre, ils joueront le répertoire de la compagnie, contre tous les aléas de l’existence, les hôtels mal chauffés, le petit personnel agressif des salles des fêtes de province et l’indifférence narquoise du public et des enfants imbéciles. Demain, nous fuirons, mais ce soir encore, nous faisons semblant puisque nous ne savons rien faire d’autre. »
Jean-Luc Lagarce

L’auteur s’est inspiré du Journal de Frantz Kafka dont il reprend parfois des passages entiers. Il n’est donc pas étonnant que l’on trouve ici le questionnement sur la place qu’est la nôtre dans le monde si cher au second. Nous avons creusé cette question au travers des yeux des adolescents dans D’acier, d’un photographe dans Le combat ordinaire, sous l’angle des classes sociales avec le regard rieur d’Anouilh prochainement. Nous, les héros, nous permet de confronter les artistes à cette question, mais pas seulement. Ici, le politique, la famille, le carriériste, le rêveur sont renvoyés à cette question angoissante : comment s’intégrer à un monde en déliquescence? Le monde en crise nous laisse-t-il la place d’exister? Pouvons-nous le faire sans risques?

Equipe

Texte: Jean-Luc Lagarce / © Editions Les Solitaires Intempestifs
Mise en scène: Robert Sandoz
Jeu: David Casada, Fanny Duret, Olivier Gabus, Adrien Gygax, Anna Pieri, Thierry Romanens, Raymond Pouchon, Anne-Catherine Savoy, Christian Scheidt, en cours
Musique & univers sonore: Olivier Gabus
Lumière: Harold Weber
Scénographie & accessoires: Nicole Grédy
Costumes: Anne-Laure Futin
Administration: Nina Vogt

Production: L’outil de la ressemblance
Coproduction: TPR — Centre neuchâtelois des arts vivants, La Chaux-de-Fonds, La Plage des Six Pompes, La Chaux-de-Fonds

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel. Ce spectacle reçoit le soutien de la Loterie Romande, de Pro Helvetia – Fondation Suisse pour la culture, du Canton de Neuchâtel, de la Ville de Neuchâtel, de la Ville de La Chaux-de-Fonds, de la Fondation culturelle de la BCN, la Fondation du Casino de Neuchâtel, la SIS et le soutien du Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois (FEEIG)

Dates de jeu

Dates à venir

Dates passées

  • Du 18 au 21 avril 2018
    TPR / La Chaux-de-Fonds / CH

Autour du spectacle

Spectacle

Mon père est une chanson de variété

Résumé

Un homme raconte la légende de sa naissance au public présent.
Légende, car comme dans une bonne télénovela, au fil de sa vie, ses origines ont été réécrites. Son père étant parfois inconnu, parfois mort, parfois un proche de la famille. Quelle version croire? Est-il encore possible de croire quelqu’un dans cette famille? Et le public, peut-il faire confiance à ce narrateur? A-t-il hérité de sa famille le sens de la fable, l’art de mener les autres en bateaux? D’ailleurs, pourquoi le DJ qui l’accompagne et diffuse sans cesse des disques de variété française semble-t-il mieux connaitre les événements que lui? Un disque-jockey… que fait-il donc là, lui aussi? C’est que le protagoniste a une théorie bien à lui. Dans la lignée des grands héros occidentaux sans père, il s’est trouvé des pères de substitutions. Il y eut bien sûr des membres masculins de la famille, des profs, des supérieurs, mais aussi Barbapapa et surtout, surtout, des chanteurs de variété française. D’autant plus, que pendant plusieurs années, il a cru être le fils d’un chanteur finissant accumulant les tournées de province. Sans référent masculin aimant sa mère, il a construit son rapport aux femmes sous les conseils des meilleurs chanteurs des années 80, il a résolu ses questions existentielles, grâce à la philosophie des tubes à la radio. D’ailleurs, même avec un père, parfois il est plus simple d’aller se confier à son walkman, à chercher les réponses dans l’univers feutré d’un casque. Quand on a été élevé par Michel Sardou, Jean-Jacques Goldman, Joe Dassin, Daniel Balavoine, William Sheller, n’est-on pas le pur produit d’une époque, le fils d’une pop-culture, d’une génération?

Equipe

Mise en scène & écriture: Robert Sandoz
Collaboration à l’écriture: Adrien Gygax et Thierry Romanens
Collaboration à la mise en scène: Adrien Gygax
Jeu: avec certainement Robert Sandoz sur scène, ou/ et Joan Mompart, ou/et Adrien Gygax, les trois compères y réfléchissent.
Lumières & vidéo: en cours
Scénographie, accessoires et costumes: Anne-Laure Futin
Photos: Guillaume Perret
Graphisme: Contreforme Sàrl
Administration Nina Vogt
Production L’outil de la ressemblance
Coproduction CCN-Théâtre du Pommier, Neuchâtel

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel.

Dates à venir

Encore en discussion L’Echandole à Yverdon-les-Bains et le Théâtre des Ossses à Givisiez

Spectacle

Le Dragon d’Or

Résumé

Comment une dent a-t-elle bien pu arriver dans le n° 6 (soupe thaï au poulet, lait de coco, gingembre) ? Comment cette dent peut-elle changer la vie de chaque locataire d’un immeuble ? Que se passe-t-il dans la minuscule cuisine du restaurant thaï-chinoisvietnamien Le Dragon d’Or ?
Ses occupants, cinq travailleurs migrants, y rencontrent bien des malheurs dans l’indifférence totale. Pourtant, ce qu’il s’y déroule est lié aux vies bien occidentales qui les entourent : des hôtesses de l’air fatiguées, un jeune couple attendant un enfant, un homme quitté par sa femme, un cadavre jeté d’un pont, sur fond de woks bouillants, d’alcool et de rage de dent. La cuisine du Dragon d’or est le centre d’un monde parfaitement inacceptable, le nôtre.
Cette pièce apporte avec elle les six milliers d’années d’histoire d’un continent lointain et des réflexions sur l’accueil réservé aux populations déracinées. Oeuvre chorale à l’architecture précise, elle nous amuse de notre monde occidental si absurde pour en révéler l’intolérable cruauté collatérale. La rage de dent comique deviendra la raison de la mort du cuisinier sans papiers et donc sans recours médical. La soeur qu’il était venu chercher sans succès dans cette ville était enfermée dans le même immeuble, à quelques mètres de sa cuisine. Personne ne sort indemne de l’antre du Dragon d’or.

Equipe

Texte: Roland Schimmelpfennig, © L’Arche Editeur
Traduction: Hélène Mauler et René Zahnd
Mise en scène: Robert Sandoz
Costumes: Anne-Laure Futin
Musique et univers sonore: Olivier Gabus
Photos: Guillaume Perret
Graphisme: Cotreforme Sàrl
Administration: Nina Vog

Production: L’outil de la ressemblance
Coproduction: Théâtre Benno Besson, Yverdon-les-Bains (CH)

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La
Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel.

La pièce « Le Dragon d’Or » de Roland Schimmelpfennig (traduction de Hélène Mauler et René Zahnd) est publiée et représentée par l’Arche, éditeur et agence théâtrale. www.arche-editeur.com

Dates de jeu

Dates à venir