Spectacle

Cette année, Noël est annulé

Résumé

A leur arrivée, les enfants et autres spectateurs laissent leur vestes au vestiaire pour se faire guider dans les coulisses du théâtre et finalement arriver sur la scène. Là, un homme étrange, ligoté dans du ruban adhésif rouge, un chapeau en forme de sapin sur la tête, s’adresse à la salle. Impossible pour les enfants de savoir s’il y a un public dans la salle tant ils sont aveuglés par les éclairages.

Le personnage loufoque remarque les enfants et semble surpris de leur présence si tôt. Il fait fermer le rideau et les accueille précipitamment. Il invite les enfants à s’asseoir à même le plateau dans des rectangles de rubans adhésifs et court se changer. Il peut ensuite leur raconter son histoire. Il s’appelle Robert et le jour de ses huit ans, il a commis une bêtise monumentale, il a annulé Noël. Après avoir comparé sa bévue avec celles que les petits spectateurs veulent bien admettre avoir effectuées, il leur explique que son geste était motivé par la séparation imminente de ses parents. Sans leur union, Noël lui semblait ne plus avoir de sens.
Le vent, qui écoute les enfants quand ils parlent seuls à voix haute parce qu’ils sont trop tristes, exécute son voeu et annule Noël. Mais Robert commence à regretter son souhait dès qu’une copine d’école lui explique que les familles divisées multiplient les Noëls (un chez chaque parent). Suite à une intercession du Père Noël, Robert et le vent passent un accord. Noël sera en sursis chaque année. Robert devra relever une épreuve pour le sauver à chaque fois. C’est ainsi que depuis 32 ans, en secret, Robert sauve Noël.

Les épreuves s’enchaînent alors et deviennent de plus en plus farfelues: remplacer Tino Rossi, emballer des cadeaux avec les lutins, éviter le bug de l’an 2000. Pour réaliser et raconter ces exploits, Robert peut compter sur sa « fanfare des huit ans »: des musiciens qui logent dans sa tête et mettent sa vie en musique. Ces derniers sont bien présents sous les yeux des enfants et aident Robert à avouer la vérité au vent: ses parents ne se sont jamais séparés. Effectivement, le jeune homme est un menteur pathologique. Durant son enfance, il s’est inventé des péripéties pour se sentir intéressant et aimé. Mais le vent reste insensible à cet aveu et poursuit les épreuves.

Arrive enfin, l’épreuve 2016: réaliser un spectacle de Noël pour enfants! Les spectateurs comprennent alors qu’ils assistent à ce qui s’est déroulé au début, mais d’un autre point de vue. Robert insinue qu’un nouveau public arrive par les coulisses et ferme le rideau. La boucle est bouclée.

Equipe

Conception: Robert Sandoz, Adrien Gygax
Mise en Scène & écriture: Robert Sandoz
Jeu: Adrien Gygax / Antoine Courvoisier / Anna Pieri (en alternance), Ernesto Morales / Olivier Gabus (en alternance), Robert Sandoz
Musique originale: Ernesto Morales
Création lumières: Rémi Furrer
Régie: Pia Marmier, Victor Lapierre, Noémie Pfiffner (en alternance)
Photos: Elisabeth Carecchio / Guillaume Perret
Administration: Nina Vogt

Production: L’outil de la ressemblance
, Théâtre Benno Besson, Théâtre Am Stram Gram

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel. Le spectacle Cette année, Noël est annulé est soutenu par le canton de Neuchâtel, les villes de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Yverdon-les-Bains, du Locle, de la Corodis, de la Loterie Romande et de la Fondation Pierre Mercier

Dates de jeu

Dates à venir

  • 14 novembre 2018 (+ scolaires)
    L’Heure Bleue / La Chaux-de-Fonds / CH
  • 1er décembre 2018 à
    Rennweg 26 / Bienne / CH (dans le cadre à propos, théâtre jeune public de Bienne)
  • 8 et 9 décembre 2018 (+ scolaires)
    Nuithonie, petite salle / Villars-sur-Glâne / CH

Dates passées

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Spectacle

Nous, les héros

Résumé

« Lorsqu’ils sortent de scène, dans la coulisse, les acteurs de la troupe commencent leur vie, recommencent leur vie, leur vraie vie. Ils sont à nouveau eux-mêmes, c’est ce qu’ils veulent croire.
Comme chaque soir, toutes ces dernières années, cela ne s’est pas très bien passé. Ils sont fatigués, épuisés, déçus de la vie qu’ils mènent et peut-être devraient-ils renoncer ou partir vers de plus grandes villes pour tenter, à nouveau, sans les autres, une nouvelle aventure. Carrière solitaire.
Mais nous fêtons un événement important, cette soirée est une soirée particulière. La fille aînée des patrons de la troupe se fiancera, dans les coulisses, avec le jeune premier de la fin de l’acte un. Elle l’épousera, ils seront chefs du théâtre, ils joueront le répertoire de la compagnie, contre tous les aléas de l’existence, les hôtels mal chauffés, le petit personnel agressif des salles des fêtes de province et l’indifférence narquoise du public et des enfants imbéciles. Demain, nous fuirons, mais ce soir encore, nous faisons semblant puisque nous ne savons rien faire d’autre. »
Jean-Luc Lagarce

L’auteur s’est inspiré du Journal de Frantz Kafka dont il reprend parfois des passages entiers. Il n’est donc pas étonnant que l’on trouve ici le questionnement sur la place qu’est la nôtre dans le monde si cher au second. Nous avons creusé cette question au travers des yeux des adolescents dans D’acier, d’un photographe dans Le combat ordinaire, sous l’angle des classes sociales avec le regard rieur d’Anouilh prochainement. Nous, les héros, nous permet de confronter les artistes à cette question, mais pas seulement. Ici, le politique, la famille, le carriériste, le rêveur sont renvoyés à cette question angoissante : comment s’intégrer à un monde en déliquescence? Le monde en crise nous laisse-t-il la place d’exister? Pouvons-nous le faire sans risques?

Equipe

Texte: Jean-Luc Lagarce / © Editions Les Solitaires Intempestifs
Mise en scène: Robert Sandoz
Jeu: David Casada, Fanny Duret, Olivier Gabus, Adrien Gygax, Anna Pieri, Thierry Romanens, Raymond Pouchon, Anne-Catherine Savoy, Christian Scheidt, Juliette Rose Fallet / Marie Faivre (en alternance)
Musique & univers sonore: Olivier Gabus
Lumière et Régie générale: Harold Weber
Scénographie & accessoires: Nicole Grédy
Construction des décors: Valère Girardin
Costumes: Anne-Laure Futin
Réalisation costumes: Verena Dubach, Pauline Kocher, Charline Faivre
Coiffures et maquillages: Nathalie Monod
Photographies: Guillaume Perret
Administration: Nina Vogt

Production: L’outil de la ressemblance
Coproduction: TPR — Centre neuchâtelois des arts vivants, La Chaux-de-Fonds, La Plage des Six Pompes, La Chaux-de-Fonds

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel. Le spectacle Nous, les héros reçoit le soutien de la Loterie Romande, de Pro Helvetia – Fondation Suisse pour la culture, du Canton de Neuchâtel, de la Ville de Neuchâtel, de la Ville de La Chaux-de-Fonds, de la Fondation culturelle de la BCN, de la Fondation du Casino de Neuchâtel, de la Fondation suisse des artistes interprètes (SIS) et du Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittents genevois (FEEIG)

Dates de jeu

Dates à venir

Dates passées

Autour du spectacle

Spectacle

Mon père est une chanson de variété

Résumé

Un homme raconte la légende de sa naissance au public présent.
Légende, car comme dans une bonne télénovela, au fil de sa vie, ses origines ont été réécrites. Son père étant parfois inconnu, parfois mort, parfois un proche de la famille. Quelle version croire? Est-il encore possible de croire quelqu’un dans cette famille? Et le public, peut-il faire confiance à ce narrateur? A-t-il hérité de sa famille le sens de la fable, l’art de mener les autres en bateaux? D’ailleurs, pourquoi le DJ qui l’accompagne et diffuse sans cesse des disques de variété française semble-t-il mieux connaitre les événements que lui? Un disque-jockey… que fait-il donc là, lui aussi? C’est que le protagoniste a une théorie bien à lui. Dans la lignée des grands héros occidentaux sans père, il s’est trouvé des pères de substitutions. Il y eut bien sûr des membres masculins de la famille, des profs, des supérieurs, mais aussi Barbapapa et surtout, surtout, des chanteurs de variété française. D’autant plus, que pendant plusieurs années, il a cru être le fils d’un chanteur finissant accumulant les tournées de province. Sans référent masculin aimant sa mère, il a construit son rapport aux femmes sous les conseils des meilleurs chanteurs des années 80, il a résolu ses questions existentielles, grâce à la philosophie des tubes à la radio. D’ailleurs, même avec un père, parfois il est plus simple d’aller se confier à son walkman, à chercher les réponses dans l’univers feutré d’un casque. Quand on a été élevé par Michel Sardou, Jean-Jacques Goldman, Joe Dassin, Daniel Balavoine, William Sheller, n’est-on pas le pur produit d’une époque, le fils d’une pop-culture, d’une génération?

Equipe

Mise en scène & écriture: Robert Sandoz
Collaboration à l’écriture: Adrien Gygax
Collaboration artistique: Thierry Romanens
Jeu: Adrien Gygax, Joan Mompart, Robert Sandoz
Lumières & son: William Fournier
Scénographie, accessoires et costumes: Anne-Laure Futin
Photos: Guillaume Perret
Graphisme: Contreforme Sàrl
Administration Nina Vogt
Production L’outil de la ressemblance
Coproduction CCN-Théâtre du Pommier, Neuchâtel

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel.

Dates à venir

 

Spectacle

Le Dragon d’Or

Résumé

Comment une dent a-t-elle bien pu arriver dans le n° 6 (soupe thaï au poulet, lait de coco, gingembre) ? Comment cette dent peut-elle changer la vie de chaque locataire d’un immeuble ? Que se passe-t-il dans la minuscule cuisine du restaurant thaï-chinoisvietnamien Le Dragon d’Or ?
Ses occupants, cinq travailleurs migrants, y rencontrent bien des malheurs dans l’indifférence totale. Pourtant, ce qu’il s’y déroule est lié aux vies bien occidentales qui les entourent : des hôtesses de l’air fatiguées, un jeune couple attendant un enfant, un homme quitté par sa femme, un cadavre jeté d’un pont, sur fond de woks bouillants, d’alcool et de rage de dent. La cuisine du Dragon d’or est le centre d’un monde parfaitement inacceptable, le nôtre.
Cette pièce apporte avec elle les six milliers d’années d’histoire d’un continent lointain et des réflexions sur l’accueil réservé aux populations déracinées. Oeuvre chorale à l’architecture précise, elle nous amuse de notre monde occidental si absurde pour en révéler l’intolérable cruauté collatérale. La rage de dent comique deviendra la raison de la mort du cuisinier sans papiers et donc sans recours médical. La soeur qu’il était venu chercher sans succès dans cette ville était enfermée dans le même immeuble, à quelques mètres de sa cuisine. Personne ne sort indemne de l’antre du Dragon d’or.

Equipe

Texte: Roland Schimmelpfennig, © L’Arche Editeur
Traduction: Hélène Mauler et René Zahnd
Mise en scène: Robert Sandoz
Jeu: Samuel Churin, Joan Mompart, Anna Pieri, Chrisitan Scheidt, Brigitte Rosset
Costumes: Anne-Laure Futin
Musique et univers sonore: Olivier Gabus
Photos: Guillaume Perret
Graphisme: Cotreforme Sàrl
Administration: Nina Vog

Production: L’outil de la ressemblance
Coproduction: Théâtre Benno Besson, Yverdon-les-Bains (CH)

L’outil de la ressemblance est bénéficiaire d’un contrat de confiance avec les Villes de La
Chaux-de-Fonds et de Neuchâtel ainsi que d’un partenariat avec le Canton de Neuchâtel.

La pièce « Le Dragon d’Or » de Roland Schimmelpfennig (traduction de Hélène Mauler et René Zahnd) est publiée et représentée par l’Arche, éditeur et agence théâtrale. www.arche-editeur.com

Dates de jeu

Dates à venir